Le cabinet indépendant Markess international avec la participation de Bull, Coreye et OVH a récemment publié une étude complète sur les datacentres et les Clouds privés d’entreprise en France. Hélène Caraux, chef de projet Cloud Computing chez OVH revient sur les principaux résultats.
Premier constat, le Cloud Computing est massivement intégré dans la logique des entreprises. Pour 66% des 150 décideurs sondés, le Cloud est une réalité, en déploiement ou en test. Seuls, 5% disent n’avoir actuellement « aucun intérêt » pour ce type de technologie.
« L’adoption des processus de virtualisation est entrée dans les mœurs et connaît une croissance exponentielle », commente Hélène Caraux. Elle ajoute : « Il y a encore un an, le Cloud était considéré comme un phénomène de mode porté par la terminologie séduisante d’informatique dans les nuages. Mais on se disait aussi que ça ne durerait pas. Or on se rend compte aujourd’hui que les entreprises l’ont adopté très rapidement et l’intègrent dans leurs projets à court terme. Les IT sont bel et bien entrées dans une nouvelle ère. »
On note par ailleurs que la part du budget informatique allouée aux datacentres internes ou externes (25% en 2011) augmentera d’ici 2013 pour 46% des décideurs interrogés. La croissance devrait donc être soutenue.
L’étude Markess fait également apparaître que le choix d’un datacentre externe ou interne correspond à deux approches différentes du Cloud Computing. « La plupart de ceux qui déploient un Cloud en interne ne développent pas de processus d’automatisation de livraison des ressources alors que c’est un des critères fondamentaux du Cloud, explique Hélène. Les entreprises qui font le choix d’un Cloud hébergé en interne ont comme objectif prioritaire de mutualiser leurs serveurs, de réduire leurs coûts matériels et énergétiques. Certains prévoient bien de mettre en place en interne des processus d’automatisation, ajoute-t-elle, mais ce sera très long et très coûteux. Et finalement, ce ne sera toujours pas vraiment du Cloud parce qu’avoir des ressources disponibles à la demande à tout moment implique d’en avoir d’avance, préconfigurées et préinstallées. Or ce type de gaspillage est antinomique avec le principe même du Cloud. »
|
Disponibilités, performances réseau, garanties et SLA restent les principaux enjeux auxquels font face les datacentres externes.
70% des décideurs disent notamment souhaiter un Tier 3 minimum pour leur Cloud privé externe alors qu’ils sont 50% à rechercher un Tier 2 minimum pour un datacentre interne. « Les entreprises se posent beaucoup de questions sur la disponibilité des services, le degré de technologie développée dans les datacentres externes, le réseau, les latences. Cela signifie qu’elles chercheront un hébergeur avec de solides critères différenciateurs. Notre réseau en fibre optique avec une bande passante de 900 Gbps, ses 31 points de présence sur 3 continents et une surveillance 24h/24 constitue un argument majeur pour convaincre les entreprises de notre fiabilité. », explique Hélène. |
Enfin, quand on lui demande ce qui l’a le plus surpris dans l’enquête, Hélène Caraux répond : « D’abord, que le premier prestataire de Cloud cité soit Amazon ! Parce que c’est une étude française et qu’en France comme en Europe, énormément de prestataires proposent déjà des solutions de virtualisation. Ensuite, beaucoup d’entreprises citées comme prestataires de Cloud font en réalité de l’infogérance et ne disposent donc ni de datacentre ni de réseau. C’est le signe d’une méconnaissance encore assez profonde des acteurs du marché. Il nous reste donc à faire une offre qui concurrence vraiment Amazon avec une machine virtuelle disponible à la demande partout dans le monde et à mieux nous faire connaître comme prestataire fiable et d’envergure internationale. ».
Sur Facebook
Commentez et partagez chaque jour le meilleur de ordimagazine.com en rejoignant notre communauté Facebook!